De l'origine à nos jours

A - Origines

Une présence humaine est avérée aux époques préhistorique et gallo-romaine. Le dolmen du Rocher-Jacquau est le dernier témoin d'un ancien site mégalithique important servant de monument funéraire. Selon la légende, ces rochers étaient des matériaux que les démons venaient chercher pour construire le Mont-Saint-Michel. Les pierres supplémentaires restées sur place recevraient la nuit la visite d'êtres infernaux.
Saint-Germain-en-Coglès appartient au Coglais, ancienne circonscription rurale romaine.

Retour en haut

B - La paroisse

La paroisse porte le nom de saint Germain, évêque d'Auxerre au Ve siècle. Au XIIe siècle, elle appartient à l'abbaye de Saint-Florent de Saumur avant d'être unie au XIVe au diocèse de Rennes. L'église actuelle conserve quelques éléments d'architecture romane et des pierres tombales de l'édifice précédent. Bertrand Saulnier (XIIe siècle), Pierre Loupvelaye (1550), Isaac Lachesnais (1590), Léonard Tréhu (1613), Valentin Chevetel (1706) et Pierre Pougeolle (1779) ont été recteurs de la paroisse.

Retour en haut

C - Ancien régime et Révolution

Le manoir de La Carrée et le château de Marigny sont à la tête des principales seigneuries de Saint-Germain-en-Coglais. Les familles Harpin puis Geffelot dirigent le domaine de Marigny entre le XVIe siècle et la Révolution française. Les du Pontavice de Heussey sont propriétaires de La Carrée vers 1740. Ces deux châteaux sont victimes de pillages pendant la Révolution et Marigny est le théâtre de rencontres secrètes entre chefs chouans.
Le Veaubesnard, la Gélinais, la Chevetelais, Monthierry, Loizance... sont également des manoirs de caractère.

Retour en haut

D - Le XIXe siècle

Agriculture et exploitation du granit sont les principales activités de la commune. La population qui dépasse les 2 700 habitants en 1851 construit une nouvelle église, subit le fléau des incendies, découvre l'arrivée du chemin de fer et connait l'installation conflictuelle des captages d'eau souterrains pour la ville de Rennes.

Retour en haut

 
centre_bourg

E - Saint-Germain en 1901

2 363 habitants vivent à Saint-Germain-en-Coglès en 1901 malgré une diminution de la population depuis 20 ans ; 84 % sont domiciliés en campagne et 42,6 % ont moins de 20 ans. Quant à la doyenne de la commune, elle a 86 ans. Les 550 maisons sont occupées par 570 ménages. La Vollerie, Quérée, Le Pré, La Touche, Loisance, Le Val et Le Rocher Cadin sont des villages habités par plus de 40 personnes.
La plupart des actifs sont cultivateurs (59 %) ; les carriers ou tailleurs de pierres sont 9 %. Il y a aussi deux facteurs, un prêtre et ses deux vicaires, un chef de gare et six poseurs au chemin de fer, une sage femme, treize sabotiers, 22 patrons et cinq meuniers (Marigny, La Chaumois, Le Bas Châtellier, Le Val, La Louvetière).
Les enfants fréquentent l'école publique (un directeur et trois enseignants) ou l'école privée (cinq religieuses institutrices). La commune compte également 81 veuves.

Retour en haut

 

Retour en photo sur le début du XX ème siècle

la gare

F – L’occupation

Sans parler de résistance, la population de Saint-Germain-en-Coglès s’entraide pendant l’Occupation allemande pour limiter les réquisitions : on dissimule les chevaux, les vélos, les véhicules et l’argent. Toutefois, l’occupant réside au bourg dans certaines maisons ou chambres saisies. Des civils du pays et des réfugiés fuyant les bombardements sont accueillis voire cachés dans les greniers ; des Parisiens de passage voient le « docteur » et sont ravitaillés.
En juin 1944, des camionnettes réquisitionnées sont mises Place de la Mairie. Pour gêner l’occupant, trois hommes sont en train d’enlever les roues d’un véhicule quand l’aviation alliée surgit et mitraille en direction de la place. Un blessé et deux civils tués, c’était le 14 juin.

Retour en haut

 

G – Epoque contemporaine

La fin des années 1990 est marquée par la tempête du siècle. Dans la nuit du 26 décembre 1999 « Un phénomène à l'extrême du possible » ravage l’Europe. La commune est particulièrement touchée, arbres arrachés ou abattus, toitures envolées, pylônes à haute tension vrillés et couchés. ce spectacle de désolation est resté gravé dans les mémoires.
Le début des années 2000 voit l’ouverture de l’autoroute des Estuaires (A 84) reliant Caen à Rennes. Ainsi Saint-Germain-en-Coglès n’est plus qu’à 30 mn de Rennes, poumon économique, médical et culturel de la Bretagne.

Retour en haut

tempete 1999 tempete 99
 

Cette rubrique est le fruit de la collaboration bénévole de Dominique Taillandier, Roger Esnault et Denis Barbe.

 

propulsé par e-majine - Installé par Pascal-Web